IR-CELA
ï
la pluie descend des toits et trempe
la terre
terre trempe de la pluie sur les
toits
nues dĠclairs
des
signes bruts de temps sauvage
je
jette des mots sous les nuages mon pas presse des feuilles maladives tches
Elle
dit pour finir : ÒLaissez feuillagesÓ
moineaux
vrillent dĠun cri lĠOrne noire
ruines
sifflent abmes mĠentrent
je
marche lĠeau tient des courants me bordent
chemin
pourriture mes sauvages frles voix
luagenoir
immobiles
tendues liquides
quand
lĠombre se fond au noir je perds mes murs
les
cimes fuyantes au-dessus de la rivire
jĠavance
en sens contraire vtue de lĠhumidit froide
lĠhabit
qui me vt jusquĠ lĠos
(lĠhlicolame frmit les dernires
feuilles arbres effeuills
dvoilent lĠcorce blanche avant le givre) me cisaille
lĠoiseau
crie lĠtrange
immobilit
de lĠeau entre deux flux
un
gris boueux cristal
les
phares dchirent la toile avant la nuit
le flot efface
le
rien parcouru est d au silence des formes
lĠonde
audible
lĠonde
glutante
lĠonde
dit mosaque le ciel miett par la pluie
carr
du dessin rendu lĠentre deux
sous
lĠeau
sous
la grande feuille rousse
qui
renonce se noyer
sĠtale
un relief fangeux
je le
sais par souvenir des impudiques
invisibles
sus
quand
la valle sĠassombre je marche lĠOrne mĠassois au milieu de lĠeau l o elle
hsite
les
feuilles mortes refusent le fond lĠinvisible surface
lumire
parpille instable
les
ampoules de loin disent la cit
jĠentrevois - vois surtout - je vois
sortir de sordides cortges
cĠest exactement ce que je crois voir
que dire de cette entre-vue
les sordides cortges vont parce que
cortge et sordides
se suivent -merveille
ton
absence directe entire silencieuse mĠarrte
interrompue
par les mots qui te guettent
(le
mien plus profond par absence perdu dans les combles nĠapparat pas si prompt
en ses retours)
- me penchent en dsastres
attendre
surgir
jĠafolle
bouts en vrac croire venir
et
leurre blme taiseuse au milieu des murs
gomtriquement
sĠestompent les ramures sur fond gris dtaches libres
ailleurs
suspectes
grisailles traversent le ciel
il a tu lĠoiseau vite lĠun et lĠautre sans un cri
un file lĠautre sĠenfonce
lentement essaime ses membres plante ses os minuscules l
frileusement essaime lance
se perd dans le brouillard
ils
tirent des ondes sur le silence
a
la jaune ma tte les passants gire sous les feuilles quand le cri vole !
il
y a des fins de corps si lentes quĠil ne suffit pas dĠune vie pour oublier on
les emporte nouveau sous terre ajoutes notre propre venant souvenir
pcheur coutant fort la radio
ne voit-il pas lĠonde devant lui
nĠentend-t-il pas
ce premier vacarme tourdissant ?
les
morts sont morts fais-t-en une dure !
un
regard qui va trop loin trouble la voie je marche hsite
il
existe des moments o tout ensemble mme mouvant sĠaccorde
la
perfection dans le tout
lĠinstant
et sa finitude
lumire
changeante
rien nĠinquite plus
tre
l
dpasse
la sensation la connaissance dĠtre vivant
le
champ mĠaccueille par le dos
le
soleil cach toute la journe montre en une ligne quĠil se couche
sensation intacte dĠappartenir la pente je dvale au-dessus du pied de lĠherbe
allons
pas tus sous les trembles
mire les mares et ruine les murs
un bord dĠabsence plus tendu
loin
plus loin ne bouge approche et sĠactive
fleure
les ptales et plante lĠombre quĠelles jettent !
il
entend gris beaucoup de cristal lĠavenir sera
oh !
le chevaldeboisderenne quĠun vent fort accompagnait
ses
ailes empennes de rmiges !
(une
mre enveloppe ses enfants dans un regard de plage cĠest un grand gibier
plume)
leurs
cris de crevasse !
le
temps aujourdĠhui sera gris et pluvieux partout _
fermeture prcise de lĠindtermin
quĠest-ce quĠcrire sur a la mort
description dĠtats de non tre rcurrents aspiration de la multitude absente tres alourdis par les souvenirs
dĠavoir t tant finis non tout fait en notre tat de vivant voir dire le
hors l qui absorbe tout en sa bate nance nos proprits celles l et toutes
les feuilles mortes de lĠautomne
nous sommes trs riches en ce dbut de
froidcembre
mets
la lueur bien toi et avance dans lĠhiver blanc et sombre
tais-toi
si tu entres l
les rives berges
l
jĠaborde
mes hantises
je
est ailleurs
rencontre sur lĠintersection de deux
espaces
l-jĠaborde
lĠonde bouge la figure passe toujours
mme parpille - je coule sur lĠentre deux des berges passante colore ainsi
tout autour ta perfection touche des granits tire des branches brume souffle
racines lient je respire ton courant terreux froid des rochers - immersion
pense - passe douce lente je tĠai
dans lĠonde renouvele - l je reste te souhaiter les bons nocturnes passages
– dors ce qui me vient encore de je captifs en nos recommencements devant
mes yeux tes yeux - ton image ta surrive sĠchappe la nuit
nos gestes rconcilis
passe o douce
jĠaborde nos hantises
(les mtamorphoses sont toutes
mon inconnu dehors crie dborde des
parenthses
sĠagrippe dchire broie
dehors mĠabsorbe)
un
vaste arrangement de nature mĠattire
je
reviens mes multiples sens
ici
lĠavion ligne rose lent affine son trait et la lune courbe
les
arbres sont tous
masses
colores sombres dĠhiver
de
terre avant de sĠeffiler un un bien spars
lĠOrne
sĠassombre sĠlve le parler prcis vif bien arrang des oiseaux
jĠai ouvert la bouche toute grande en
te retrouvant sur mon rocher
oh toi ! plus vive que ma dure
ton sombre cisel de volages bavards
et tes branches bien nues
le ciel plus obscur mes pas ne
reflte plus
ne tente plus dĠclairer ta profondeur
comme tout est prcis pur immense
ramifi sous la grande rpondance des cris murmures et frmissements
ï
le mouvement des arbres mme dĠhiver par leur reflet en ta surface fine !
la
pointe de la lune couche sur le dos suit les bords dĠun nuage vite pouss par
le vent
un
vent fort qui me tient debout
un
vent qui pousse la mer dans les terres
avant
le pont est un espace indfini de lueurs
mouvant
en varits joyeuses
un
paysage
sur
la surface toujours plus sombre et froide une figure passe
un
tiret mĠoblige lĠentourer de mots
brouillard la vraie nuit je suis
rendue mon absence de lumire la possible perte de la chaleur qui nous fait
tre
jĠai la certitude de nĠavoir pas t
et de nĠtre plus au bout de ma dure
le chemin nĠest quĠune qualit
dur sous mes pieds
la mer peut tre vive de cruaut
crevasser la pierre et la peau coup de sel et de froid dchirer les tympans
de ses incessants fracas elle peut percer le regard force dĠapprocher la mer
arrache la lumire et coule sous la surface jusquĠau silence les arbres les
hommes les btes
lĠOrne sĠy jette elle va grands
frlements de berges la boueuse elle a tout en elle
et les arbres sont simples immobiles
dchirent un vent tide
elle va le fleuve lier au vaste
beaut vertige mĠabme en toi jĠai
ton fond froid
lĠhomme
reste debout attend sa place ignore une position cet espace
il
sĠallonge lĠhiver comme sur une plage
le
sol dĠhumus lĠenivre
coute
les pierres et cimes hautes
estrades tches de fleurs
les
plaques de son existence fixe aux berges
lĠenvers
de lĠarbre mis jour par la berge offerte
un
creux arrach force dĠeau
sa
surface reflte
passage non troubl
lĠhorizontal ne parvient emporter
lĠimage
effort
toujours recommenc
un
arbre pousse tenu en quilibre au bout de terre bien attach
tu tombes annules la distance
il compacte lĠos
troue la peau remue ta chair
il nous ouvre des espaces
ils sont bruyants
du mouvement lĠadhrence
je colle emmne ton flux
jĠouvre pour lĠoiseau
dans le nant luit de poussire
bras lune boule suit le fil de
lĠemporte
brique sous brume
mme loin agit la pierre lĠboulis
tourbille lĠ sous crte de lumire
dedans silence lance essaime
neige cailloux la laine dans le champ
blanc crie ble
piaille doux silence mne elle tourne
en gel
matire efface lisse
en neige ombre troue humus vie la
coule
sous lame gle
jĠouvre
au sol
sol
matire dĠaccueil mĠy laisse jusquĠ la fonte
la
fin du jour reprend ses mares par les bords les fige
jĠen
vois une dernire fois passer dans les fonds
ruines
noires ensolent
lĠinstant
de chute te leur froid
nos
gestes absents derrire des peaux
jusquĠau
vent
plus
rien ne chante ne brait
je te surplombe aux soleils que tu rptes
ma face
rocher bord des berges
fixe ta beaut mĠarrte
je suis mare la fin du jour
assise sous les nuages
nuages
pais broys par lĠonde
tu
mets du blanc sous la nuit
vivacit de lĠobscur crie ton froid
marche lune surface de flaque lĠ nue elle revit !
les murs peine construits
sĠeffondrent ne sĠenracinent pas
ruines sĠmiettent ne tiennent pas la
terre
jĠouvre au pas des mares
ciel a lourde
elle remue me borde lĠeau
envole ce cri
ce noir le fuit contemple
mour
lĠair mire le vol
nuit
pleine bras lune boule
blanche
ma nuit vole ta neige
sĠaffronte
la lumire
siffle
et vent vole gle
soleil
dans les murs ma brise avance
mare
glace meurt le cri
pylne
ici sĠalignent les bavards
la
neige tombe panche
ton
ombre marche et dit leur froid
la
matire accroche des mains des mots mon regard
lĠeau
coule mĠenronde au ciel fil griffe vole
un
jour atteint rouge en cime brune
gels
dĠun avenir neige
pierre
semblable lĠcorce tache
plate
comme flaque gel
seule
au pont
ton
au-dessus file tu emmnes lĠÏil
je
marche en voie de fer et ton oblique
la
lumire tu la profondes
me
laisses lĠombre nuit jĠai froid
lumire
lĠcorce moins mate en ta surface plisse
un
flocon remonte se pose tes berges
surligne
ton interstice ton creux de glisse
passe--sagaie lĠonde
crit-furtivol !
terre broye
survient
dire grue dchire
fuit
le rpand
ouvre
boule
dvale
cogne
la caillasse
neige
broue la brume
et
disparat dans sĠlance - le
transporte hors des cris
et
laisse rpandre
une aurore de nuit une couronne vert
et or
lĠeau
borale me porte
loup
silence
blanc
roule
la pierre boule le temps plisse
masse
nuit tire les murs mort
tu
mets des bords sur les tangs hasard
tire-glace !
fuir ce fleuve
ses bords tenaces
bruit perce temps
tenue
en vol
silence
essaime ses bords et bruit
fuir
ce vol !
neige
blanche la nuit sont les ossements laisss de la bte
la
sphre du haut de nos champs perce
mĠenlaine
chaude encore ta vie
nous
efface sa glaciale poussire
l-haut
de lĠombre jette
dort
lĠagneau tremblant sous lune vive
la
neige clate
un
voile froid sur notre agonie
dormons gel immobiles
jĠagneau ma nuit au flanc chaud de sa
mre
ainsi vont les grosses ttes de moelle
É
jusquĠ
la remplissure des crevasses
il
gle par fondre
vole
en clat
fendre sombre
elle passe lente au bord des mares
gle par prendre jour le noie
laisse tout se fige hors son remous
la pluie remplit la terre emmne les
berges
inonde lĠarbre engloutit mon point de
vue
lĠeau marron dvale lourde bien
allante
un vertige
suis fleuve dĠhiver sur des ciels gris
remus par les vents
ma rivire crevasse tu files
tu cries ta puissance de vivre
nos mouvements toujours recommencs
au fond du gouffre mon regard
ton flux me tire
cavale
aux rives molles
dĠun arbre lĠautre je vais saoule
tes cts
de tes passages rpts je tire mon
nergie
marche enfonce un pied puis lĠautre
et recommence
tu passes arraches
large tu te rpands
sur les talus mĠenfonces
mes yeux te poussent et tu mandres
les rochers tu dracines
dplaces les cailloux
le vacarme de tes fonds cogne
je danse en la tourbe
imite tes remous
passe au-dessus de mon crne dborde
onde mes pieds !
je tape la terre mollie de toi
lĠ me flotte
glaante lame dĠhiver
vague sans retour je mĠarive toi
allons !
jĠai
vu un pont sĠinstaller travers lĠair comme un son se propage
(ainsi
chaque chose sur les bords de remuance)
y glisse tout sans son socle hors son
cadre
je suis sur du mouvement
bruit remue lĠair se mle au vent
lĠeau arrondit la pierre
ta voix ton souffle
dverss jusquĠ la moelle
passent la rigidit la matire
compacte dĠos
vibre ma veine plisse mare les brumes
elle
trace une trajectoire dans le vide
a
ploie dans la poussire
sĠy
pend la mouche
le
soleil sĠtoile brille
mouille
mes yeux
dĠici
l nĠenferme rien sauf sĠy colle
elle
nuit fendue de cris
lueur
brouillard ses bords dĠopaque
on bouge
une bte boit la nuit
reflets
de cimes stables
lĠeau
perd ses forces
lĠoiseau remue la gorge
son aile frappe ma peau
vol du soir son chant varie
son bord mĠisole tait ma langue
sur sa vie sĠpanche un saule
particules
dans
mon dos frmit lĠajonc sec
le
courant file mon regard
reflets
en cimes vagues
broyes
le
ciel sĠeffrite lĠeau
multiple
soleil claire les fonds
de lumire
elle
scintille
jette
la lueur dans tes veines
remplit
dĠclairs crier dehors
gire
y sol
vol sĠy air
vent
le sol mĠy vautre
lĠi-rvr-songe-
Ç Wonderful
flowers And o the light thrown by
them opens
sharp holes in the dark paints eyes
touches handwith newnessÉ È
un
sĠeffondre lĠautre finit
affaiblis
du grand fracas un vertige
demeurent
dans le froid et lĠhumide
vont
lĠobscur
se
ferment hibernent vie
dĠautres
sĠlancent hurlent la vie
comme
hulule lĠautre
ils
rient et dansent
dessous
va pourrit
sĠteint
avant le jour
avant
le bruit
il va
au noir
se
cache sous la couleur va !
je me
penche sur la terre
te
sens dans la fleur
ta
mort est jaune pourpre mauve
Mars choisis ta place
hurlemare ta surface plisse
les arbres plus visibles dans les
fonds
vers le soleil les confonds
jĠenvie les mares
y vibre lĠarbre
ptales dĠO
un
cercle sĠtale et recommence
deux
mares lies
dbordent
en lĠune
ligne
tisse de la bte
va
emmle des branches
arbres
vagues en cimes affinent
du
bleu jet sur la mousse
colle
la colonne et penche
pieds
pourriture revit dessus
son trajet coupe lĠombre -
un autre expire l
lĠombrage des feuilles mortes
le sol dĠhiver
empche la poussire
la brlure du soleil aux restes
le bois finit
soleil humide
mĠentre lĠarbre
lĠÏil hurle lĠoiseau
la bte aligne fin lĠastre
la fleur mĠattire
genoux me penche
mĠallonge jaune lĠÏil doux mon doigt
le sol mĠy vautre
noir appuie au-dessus
pousse lĠair
la gueule ouverte remplie de jaune
tĠos lĠarbre racine souffle
reflet mĠentre
os cendre
sĠtaient les chairs jetes aux
ombresÉ
nues de nos champs vibrent volent
percent - vive nos nuits leves de
cris !
vois
lĠarbre feuillir tes jours tenus par les branches
de l
le sol est lourd il nous tient
lĠeau
sous pellicule de pollen pivote ses facettes
entre
le bord et lĠonde
ses
bords graisseux apportent des ventres au ciel
tes
dessous vivent bulle - tale jusquĠ se mle
elles fixent des particules
les flocons secs sĠy collent
air visqueux gonfl de cris
matire l morte
tas encore chaud
corps mou vit
comme poussire leve des sables
ils
poussent des cris pour plaire
comme
sĠenfonce lĠabme lĠun
le
ciel du haut de nos champs perce
sĠboule ma frondure nĠtre
quĠlance la voile cille
sĠappuie lĠombre lĠair allant
a bouge des feuilles
de la lumire au vert
regarde le ciel nous lie - le
reste cĠest nant
le
pli quĠaligne lĠtre aux vents
ce
hurlecri
cĠest hurlavie ou renonce !
Il
blancheur
siffle la cendre
souffle
bruit des parts
et de
boues luisent les cendres
lĠargile
bat des cimes lie
ses bouts au nant
scie
lĠabme le vert enmasse blanc
glisse
bleu
le
fond embque lĠanimal rampe
par
lĠanneau sĠlance entre mon regard plisse
ouvre
un canal dĠombre
dans
un champ
de
noir lĠaride
lumire
habille
lĠabri
plus
grand encore que nuit sans
ombre
dfaut dĠun vol se terre
et
luit sous silence
tes
bords gros sĠlvent remuent de btes nouvelles
nues
dĠinsectes
en
nappes suspectes
elles
glissent
la nuit ils font silence
soir reflet dans lĠonde a perfore
des trous aigus de lumire vive
si mort lĠassaille
un moment treint par la dure
la seconde vaste
ses lueurs vibreront trpas
lĠhuance des signes ira rendre ses
crevasses et ses ombres la terre !
Oh
viens
jĠai
le dsir de tĠclore
tendre
spales aux lueurs ma jaune !
sĠtendre
par toucher nos bouches
vacille
lĠÏil bord de mes failles
quĠelle
y morde
avant
que langue aille lĠobscur
bruit
est son souffle tu
vois elle est couleur
il
sĠtale
rejoint
dans la lumire
ma
peau la brlure
le
ciel est la plus grande surface
changeante
sous le bleu cĠest
rouge
je
mĠunis sa surface
nulle
comme chute
au
soir sĠanime la voix des grands frlements
fuite
par la matire
a sort des creux
a bruit des antres
sĠvade la nuit
un
matin sĠveille par bondir
tout
sĠanime
dĠautres
se terrent
sĠenfoncent
lĠeau
habile enlace ses murs
tenue
par mes brasses
O
toujours autre me porte
ocres cimes
un bruit de pas nie la nuit lĠenchane
au jour
hors lĠclat du silence
ils colportent en piaillant
la silice des petites ordures
ils sont douceur et tubercules
par
hunier cĠest puits dĠallant
a nuit
des passades et suit des rles de mares
il a
par ses allers des seuils qui se font brume
sĠenharde
dire
cĠest
fond froid comme nu lĠaube
il
vit par substances ondeuses
lĠhunule cĠest riant
comme
sĠeffile dĠcorche
elle
miroite ses pareils lĠombre
cĠest pareil lĠOrne le mas
dĠadhrence
comme
lui est venu dĠun vaste lan
au
val ruisselant dĠombres furieuses
le
vent hurle lĠentournure des sites ils
portent
sĠinfiltre
entre lierre et sureau
esquisse
dĠentre non vu
surligne
la courbure aux inventes
et
partent lĠautre
a
pointe en fin des cortges
rives
aux ridules molles
ses
pointes sĠalignent lĠanciel lment
matires
plume pollen galent lĠair
ou
butent la peau
lĠeau
les reflets
lĠt
fte
lĠhomofonce
bousille la flure du val
lĠeau a rmue la feuille dĠla
cime mon cou par sĠgosille et frle
amines dĠagapes sĠlve
rit des balances
fleur elle est jaune comme lĠastre est
pointu
sĠil enfonce cĠest
remous
de lĠair pais appuie la branche la pousse
le
sable ourdit au marais
absorbe
sĠvase
fait
la parole
v - cri - mot
ils crient matire
ils dfoncent le silence grands
coups de gueule
a signale que a vit lĠoiseau
chaque jour qui se lve
il hurle tre
sĠcrie de vie avant le jour
cet instant l le hurle dĠil
recommence
-
sĠil vit sĠgosille cĠest
tre la proie de la bte
vol
quĠelle fasse de ses allers l-haut
son plus beau cri
Echo le vole le cogne au roc
la lumire lĠlance jusquĠ hulule
ï
vives phmres
tu
parfois renonces tre
dfies le vivre
tĠinventes ailleurs
ainsi tout l sĠemmle
(lĠhlico frappe la peau de tes
isthmes
tout li enchevtr bouge dans tout
changeant sa forme)
barque
il sĠanime pour dire - prends donc la lampe et
vas ! (sĠy brle dĠexpire m par
lĠeau)
lĠinfante
assise murmure aux vasques
mais
l a sent la Sitoine
et
lĠondille du ciel fond sous lĠastre chaud
la
charmille est brizzard
a
balance du vert lĠmeraude
aimeras-tu
mes aulnes ?
il
nuit comme lune sĠy pendre
dĠorgueil las il sĠappuie aux corces
alors il voit
les fleurs il y en a plein tu sais
elles sont belles
(il
mĠa montr les videntes qui ne mĠavaient jamais penche)
sĠil met ma joue dans
sa paume je lui offrirai mes rondes
lĠair le fend par caniculaire granit
ma substance sĠy loge
lĠair brlant te boit
tes rives stagnent
les btes des fonds largissent les
rondes piques des demoiselles
par transparence on oublie leurs ailes
ou par vitesse dĠembat
la
buse tourne lente porte par lĠair pais jusquĠau bleu sans fin lĠarte des
verts
et la
roche plus sche quĠos
il sĠapaise le souffle lĠordonne
ennuy de roc il sĠvapore et
luit
-
remue sans fin le dire pour
elle
les
arbres la jettent comme elle se fond lĠair par soleil puissant
sa
matire telle descend au bas des rives
(elle
sĠouvre son mt rit la semence
la caresse des multiplications la
dseule
par danser sĠenronde
un jour bante lche le cri
elle met l lĠautre faire un tour dĠla
boule relance !)
les
ruinants fleurissent
puits
dĠhurvalance au bord des larmes
ils
cillent aux tympans
eh
tu fleuronnes aux cimes lĠamie !
latrites
rousserolles pouillots fitis
lĠinvisible
fouaillant ses bajoues
par
vols battant
les
volages bas des pisodes lunaires
les
prs dĠtance
a grabuge la mareÉ
lĠos fuit racines liantes sĠenfoncent
l
poudre les restes et sve la remonte
remet les gestes la lumire
les
prs
leurs bords confus dĠpaille vol me
tiennent
et peau la carcasse
dĠhomme
plaque en terre
danse dĠiliaques
bleu fuit rouge sous la chair
paupire
il bat la houle ses alvoles
tressaillent
voit fondre la lumire
la pluie ensolle des
poussires
le jaune de lĠair
lĠpais de nos branchies enfin
lavs des suances poissse
les puits dĠencombre
nĠchoent sourd que son sec
un courant chaud
dgager les rives
ils tranent bas les
fleuves
lisses et lents dans
leurs crevasses
lĠastre sonde et
brle jusquĠaux racines
finit lĠonde
roches lĠos perce la
peau
cĠest scheresse en
canicule
le
monde hisse il oh ! ses ramages ses murmures
les
nuages et leurs failles blotties laissent les orages luire
lierre tisse aux ruines basses ses
tombes
ce
son l lie comme lierre sĠy pendre
mandre
muant lĠair quĠon sĠentre cochle
il
palpite la tympance la peau la mure
elle
cogne bruit la tournure des sous crnes la sifflante
actif
au souffle le ciel sĠinvente
sĠbruit
muer
elle
imaut gt par azur a lasse et trane des carpes a lĠassure - cĠest luisant !
dtalent
ses poussires
tourdie
de tes frles part dĠther
tes
sillages animent plaisent aux pupilles
elle
treinte la lumire comme a vacille lĠaube
il enjambe les
crevasses a lĠisole
t les boues
plissent leurs creux
oh viens jĠai le dsir mtrique de
tĠchoir !
sur
lierre un descend par hissage aux longes
comme
ourlent aux vagues
elle origine
sĠarrime par y choir
abme
abrupte habite lĠos
drobe
ses faiblesses il
y entre
enfonce
sa pliure aux ventres
treint
des branches
pousse
des renonces
il
applique songe drus
remord
aux murmures
louvoie
par squences et sĠuse
canicule larme aux pierres vivement
efface
-
cĠest dĠla crevure par
buis !
(goutte dĠincarnat
glisse)
inerte il gisait l
tourment redit errant le val
la sylve lasse et lĠorme terre
comme un regain :
que lĠinexprimable luise
un ciel sans trace a tout ouvert
-
le sol aux rives lumire lĠÏil la
serre
noire si noire notre candeur !
le ciel est dense et ses rives
creuses lĠombre des jaillissements
fume des cendres
un nuage nous protge
cĠest toujours lĠombre entre deux
pierres
nous
sĠefface
sous la lumire exsangue
sans bruit comme on attend
terre troue des vasques rimes
refais ce bruit qui claque par vent
tendu
un ciel pugnace fende rsorbe les
traces de nos attentes
les dtritus foncent plus bas pars
semblantes formes comme une mergence
un drap de prismes
soleil futur embaume le creux des
euphorbes
reflte aux barques fines dĠaube
il
est large plein de mouvements rconcilier
sĠtait
lanc aux ombres
l fredonnent -
elles fleurissent la terre
il ne
sera pas prt connatre ce quĠil en cote de fendre lĠair et voir !
cĠest
couleur et courant
ton oreille pagaille
lĠapostrophe des cils
nos arbres lamelles
nos peaux plies suintent
pourrissent
les branchioles de vase
nos carlingues poubelle
la puanteur des intrieurs
tout en nous est prissable
ton temps prit
hymnes au nant
laisse faire le vent !
et cet tre dans lĠair cillait
le soleil
lĠobscurit
de ses rvlations
cogne
de pluies par ondes
clairs jets
excs de nuit
ils ont tendu leurs bras
jĠai senti le froid lev de leurs
ombres quĠelles versent encore en abondance
la
terre de nouveau meut par chute et jaunissement
un
commencement de pourriture comme son odeur de pourrissement
(la grande sacheuse le sacre de ses
verstes
annule le sens de ses gouffres
sĠentoure dĠun sursis)
les
chambres quittes sur frmissements dĠajoncs
rose
dĠastres en plein soleil
minuscules
vapores vers midi
lĠinvisible
du jour
je
scrute la fin de lĠt
revie
des vents
retour
de lĠge des grands mouvements
revenir
l o tout ensemble tisse
ouvre les yeux et vois les feuilles
mortes
leur
dpt sĠen aller l sur lĠeau
la
terre-avale
une invasion de couleur
mon
absence lĠombre des angles tandis que tu tĠvapores disperse plus dchirante quĠun cri
tout a commenc par le ciel la fin de
ta dtresse
lĠextinction des demoiselles
lĠt
je sais ce quĠil en reste
des
fonds vus des chuchotements
viens me faire luire
luirer cĠtait tre lui hors le ciel
fuit !
le ciel un tas de lumire heurte la
terre
un bloc fl changeant
aux rehauts sĠinvente
inonde en parure
incarne la tourbe
lĠinfini volatil des confrontations
solaires
que
lĠinou demeure
lĠavenir
poudreux des rafales
nant
ses patries relgu la seconde phase des poussires
ou
poudreuses ascendances
leurs
bris de verticalit
particules-
innomm
le reste
ainsi va lĠemmure des rives
le ciel nĠa pas dĠendroit
nĠtait que frlements trajectoires
jĠtais leur lien
corbeaux redits par les crts
redites elle en jaune chut
bourrasque dĠailes grosses
lĠclat incessant bousille la lumire
et son tat de pourrissement
ï
noire si noire !
une
ombre/toile me montre tes eaux de fond
lĠexistant
surgit par le mot qui saille
pourri
dĠun excs dĠeau
je
lui fais part de mes restes eux non rompus
comme
remuer lĠagir hors des signes que le courant enfosse
sĠen vont par veines closes
talent parterres dĠombre cratres de cendre
sont flaques mauves sous voile des
bruines
fleurs perce-neige auroles de
jaune
neige-des-peaux
jardin-la-braise-ou-fleurs--ecchymoses
lĠemmure des laves lance aux toiles
lĠopalance des eaux
placides ancrages
origine des misres
larmant des lacs
lie au vaste
lvres paupires closes
ici hante par ses bords
je rde
en
lĠeau nulle part elle se fige prir
cĠest son silence au fond de terre
file petite cendre que la verdure
assaille !
feuilles babillages cendrez molles
terres !
sol de tiges hautement frmissantes
lĠt lĠa bue les rochers piquent
lĠocre de tes fonds
me porte - jĠavance en tes centres
fragile
lumire son absence !
quitude
sans souffle
regarde
elle descend sĠtale aux racines
on
entre en position de silence entours des plis multiples
dvoilement
abusif des scories
entrelacs
secs et las
tu
nous montres tes fonds de rocaille
tes mousses molles
sage encens de braises
un reflet sĠallie au vol
mon puits dĠancrage
qui se mle dĠy croire ?
seuls
les bruits te murmurent
tu nies les hommes
tes ailes animent un vide
cette plaie de la terre
nos yeux humusants
la matire des grandes vitesses le
vide o sĠlance fonce
lĠtal coriace des marais
cĠest lĠouverte
lĠentoureuse de formes
les vents sĠy glissent
un bruit de pas nie la nuit lĠenchane
au jour
il sa
nuit brame au ciel difforme
lĠair le sonne
jĠirai deux fois plus fort l o
chahute la terre te rapporter cet embaume de verdure ranim par la pluie
retour
des pluies
jasements de lĠair
qui
nous protge ?
vents
perce brumes cimes des lacs
soleils teints
vagissants humains